La petite histoire de la marinière

On ne la présente plus la marinière. Il faut dire que cela fait des lustres qu’elle squatte nos dressings, basique incontournable en toutes saisons. Voici la jolie histoire de ces traits très chics.

Elle a en fait du chemin la marinière depuis l’époque où elle n’était qu’un simple tricot porté par les marins! Officiellement introduite par décret officiel dans la tenue des matelots français en 1858, elle doit alors obligatoirement comporter 21 raies blanches de 20 mm de large et 20 ou 21 raies bleues de 10 mm de large. On vous passe le détail pour les manches. Une chose est sûre, à l’époque, on ne badinait pas avec la rayure!


Des moussaillons à Coco Chanel, la marinière a gagné ses lettres de noblesse!

C’est Coco Chanel qui fait quitter au tricot rayé le pont des bateaux pour l’introduire dans le vestiaire féminin. So chic! La légende raconte que c’est lors d’un séjour sur la côte normande que la créatrice de mode se serait entichée de ce vêtement de travail. Yves Saint Laurent l’intégrera plus tard à ses collections, tout comme Jean-Paul Gaultier.

Les milieux artistiques se sont également appropriés la marinière. A commencer par Picasso et le mime Marceau. La Nouvelle Vague lui a quant à elle ouvert les portes du cinéma. On se souvient notamment de Brigitte Bardot dans Le Mépris ou encore de Jeanne Moreau dans Jules et Jim. Désormais unisexe, la marinière habille aussi James Dean dans La fureur de vivre.

La marinière est toujours en vogue, basique indémodable revisité à chaque nouvelle saison par les créateurs de mode. Les rayures ne sont plus uniquement bleues et blanches. Son grand col rond cède parfois la place au V. Elle se pare tantôt de broderies, tantôt de messages et autres fantaisies. Elle habille les hommes, les femmes et les enfants. Indémodable on vous dit…

Photos Tamara Bellis/unsplash, Wiki Commons et Adobe Stock